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mercredi 9 septembre 2020

AGENCOURT (21) - Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption (XIIe-XIIIe siècles)(Extérieur)

 Le petit village d'Agencourt, en Côte d'Or, possède une charmante église romano-gothique dédiée à Notre-Dame de l'Assomption et le chevet du XIIe siècle est la partie la plus ancienne.

Elle a fait l'objet de restauration, à l'intérieur, en mai 2019.


De dimensions modestes, l'église d'Agencourt associe une façade occidentale remontant
au début du XIIIe siècle, une nef unique voûtée et un chevet plat roman.







Un clocheton roman comportant deux cloches "postérieures".


Nef - Détails de la corniche avec ses modillons.

Baies romanes en plein cintre ébrasées


La façade occidentale affiche, sous un mur pignon, un portail en plein cintre en saillie
au-dessus duquel figurent une arcature au centre de laquelle est placée une baie en plein cintre.



Le portail se compose de colonnes à chapiteaux à crochets (XIIIe siècle) soutenant
l'archivolte à quatre voussures en plein cintre ; le tympan est ornée d'un fleuron.



L'arcature décorative, au-dessus du portail, se compose de deux arcs semi-brisés
et un arc en plein cintre reposant sur des colonnettes à chapiteaux à crochets (XIIIe siècle).



Des têtes humaines ont été représentées au bout de chacun des arcs soulignant l'arcature.


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Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2020 © Tous droits réservés

dimanche 6 septembre 2020

SAINT-THIBAULT (21) - L'ancienne église prieurale (XIe-XIVe siècles)(Intérieur)

 Après l'historique et la visite extérieure, je vous propose de pénétrer maintenant dans l'ancienne église prieurale de Saint-Thibault pour admirer son architecture intérieure !



Le chœur, datant de la fin du XIIIe siècle, est un chef d'œuvre de lumière de style gothique
avec quatre élévations décorées de fines colonnettes.

Une vraie dentelle de pierres que ce chœur gothique !




Le voûtement du chœur est en étoile avec ses nervures qui se rejoignent au centre.






La Chapelle Saint-Gilles qui jouxte, sur la gauche, le chœur de la priorale,
conserve le reliquaire de Saint-Thibault (XIVe siècle).

Une série de fenêtres gothiques à remplages composés de deux lancettes trilobées
surmontées de trilobes agencés seul ou par trois.



La chapelle Saint-Gilles est voûtée sur croisée d'ogives gothiques.

Clef de voûte fleuronnée

Chapelle Saint-Gilles - Reliquaire de Saint-Thibault (XIVe siècle)

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Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2020 © Tous droits réservés

samedi 22 août 2020

SAINT-THIBAULT (21) - L'ancienne église prieurale (XIe-XIVe siècles)(Extérieur)

De l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Thibault, fondé en 1071, subsiste une belle église,
désormais paroissiale, à l'architecture gothique, que je propose d'admirer
extérieurement avant de pénétrer à l'intérieur prochainement.

Précédemment, je vous ai déjà présenté les retables du chœur, visibles ici
et le gisant de Guy 1er de Thil, à admirer .


Selon la tradition, le prieuré de Saint-Thibault aurait été fondé par des moines de Saint-Rigaud,
abbaye bourguignonne (Saône-et-Loire) en 1071.

Les religieux auraient reçu des dons du seigneur de Saint-Beury, issu de la famille de Thil.

Les sources et des fouilles archéologiques corroborent l'existence d'une église primitive
vers la fin du XIIe siècle ou le début du siècle suivant. Le premier sanctuaire
devait être modeste, et de style roman, à la fin du XIe siècle.

A l'origine, le village s'appelait "Fontaines" et aurait changé de nom au XIIIe siècle, au moment
où les reliques de Thibault de Provins arrivent au prieuré, qui devient alors un lieu
de pèlerinage prisé dans le duché de Bourgogne. 

Avec les reliques et pèlerins qui affluent, des donateurs se manifestent pour permettre notamment
l'édification du portail latéral au XIIIe siècle  ; il s'agit ainsi d'Elisabeth de Charny,
dame de Thil, d'Hugues de Quincy, vicomte de Tonnerre, Jean de La Roche-en-Brenil,
seigneur de La Roche-en-Brenil.

Chevet gothique à pans coupés et fenêtres à remplages variés

En 1265, Hugues de Thil, seigneur de Thil et de Saint-Beury, octroie aux habitants
de Saint-Thibault une charte de franchise.

Vers la fin du XIIIe siècle, des travaux financés par le duc Robert II de Bourgogne, permettent
de doter l'église d'une abside de style gothique à gargouilles.

Avec le pèlerinage, qui rayonne désormais en dehors des frontières du duché de Bourgogne,
le prieuré de Saint-Thibault s'enrichit considérable et plusieurs prieurs, issus de familles prestigieuses,
dirigent l'établissement : Guillaume d'Arconcey (1347), peut-être fils de Guy d'Autun, seigneur d'Arconcey, ou Etienne de Maison-Comte (1352), issu d'une famille de la noblesse nivernaise.

Les seigneurs de Thil se rapprochent du prieuré de Saint-Thibault. En effet, en 1306, Jean de Thil,
seigneur de Thil et de Saint-Beury, propose sa protection aux moines de Saint-Thibault ; et,
à ce titre, il se voit attribuer certaines redevances.

Après 1315, Jean de Thil est inhumé dans le chœur de l'église.



La mainmise des sires de Thil entraîne, apparemment, un conflit avec l'abbé de Saint-Rigaud.

Filiale du monastère, le prieuré de Saint-Thibault est réorganisé ; désormais l'abbé est le seul
patron des lieux et les seigneurs de Thil ne conservent alors que des droits honorifiques,
comme les droits de sépulture et de banc.

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, le prieuré de Saint-Thibault connaît des difficultés avec
notamment les Grandes compagnies qui brûlent le village de Saint-Thibault. Les revenus
issus des pèlerinages déclinent fortement, et les moines ne peuvent plus s'acquitter
des redevances dues à Saint-Rigaud.

Au début du XVIe siècle, la commende est instauré à Saint-Thibault.



A la base des piédroits des fenêtres gothiques du chevet, un œil avisé verra des têtes humaines,
arborant des coupes de cheveux à la mode du XIIIe siècle.







Une série de gargouilles, anthropomorphes et à corps animal (cochon, lion, dragon...),
ornent les parties hautes de l'ancienne prieurale.







L'intérêt de l'ancienne église prieurale de Saint-Thibault réside dans la présence, sur le côté nord,
d'un remarquable portail du XIIIe siècle, finement ouvragé.

 Une statue de saint Thibaut, revêtu d'habits sacerdotaux, occupe le trumeau.

Le tympan est orné de scènes de la vie de la Vierge (Dormition, Assomption, Couronnement).

Les quatre statues, occupant les niches, représentent Thibault, adolescent, son mentor Gauthier,
sa mère Willa et de son arrière-grand-oncle Thibault, archevêque de Vienne (957-1101),
qui prophétisa la naissance du saint (lecture de droite à gauche).





Tympan est orné de scènes de la vie de la Vierge (Dormition, Assomption, Couronnement)

Tympan : Couronnement de Vierge, qui reçoit la couronne des mains de son fils,
sous le regard d'anges tenant cierges, vases à parfum et porteur d'encensoirs





Dormition de la Vierge

L'Assomption de la Vierge, sous le regarde de 4 anges tenant des encensoirs et pots à onguent



Les voussures du portail présentent encore, et partiellement, des statuettes du Nouveau
et de l'Ancien Testament.















Gauthier et saint Thibault damoiseau, à Provins.








L'archevêque saint Thibault de Vienne et Willa, la mère de saint Thibault l'ermite


Trumeau du portail : Statue de Saint-Thibault


Chapiteau à feuillage et dragon (ayant perdu sa tête)

Chapiteau végétal

Arcature à niches ; les arcs trilobés retombent sur des colonnes à chapiteaux végétaux

Chapiteaux à crochets (XIIIe siècle)

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