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dimanche 7 février 2016

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vierge à l'Enfant en émail champlevé (XIIIe siècle)

Parmi les pièces d'émail champlevé, le Musée des Beaux Arts de Dijon possède
une belle Vierge à l'Enfant, datant du 2e quart du XIIIe siècle.

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vierge à l'Enfant en émail champlevé (XIIIe siècle)

Réalisée vers 1230, cette Vierge, assise, maintient l'Enfant Jésus, nimbé, de la main gauche
et présente une pomme dans la main droite. L'Enfant soutient un livre et bénit
de la main droite avec l'index et le majeur levés.

Autour de la Vierge et de son fils, un décor de rinceaux avec des feuilles en or et des
fleurs blanches et turquoises est rehaussé par un fond bleu.

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vierge à l'Enfant en émail champlevé (XIIIe siècle)

Cette œuvre, en forme de mandorle, est en cuivre repoussé, champlevé, gravé, ciselé,
émaillé et doré, avec des perles d'émail bleu foncé, bleu turquoise, vert, rouge, jaune et blanc
(insérées dans les orifices de la couronne de la Vierge, semblables à des cabochons).

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vierge à l'Enfant en émail champlevé (XIIIe siècle)

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vierge à l'Enfant en émail champlevé (XIIIe siècle)
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vendredi 5 février 2016

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy

Le charmant village de Rollainville, à deux pas de Neufchâteau, a conservé
l'un des plus beaux édifices romans des Vosges.

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Vue du chevet roman de l'église

L'église de Rollainville est mentionnée, entre 1119 et 1124, dans une charte de l'évêque Ricuin
de Toul comme relevant pour partie de l'abbaye de Saint-Mihiel, en Meuse. Il existait alors
en ce début du XIIe siècle, une église mais dont aujourd'hui il ne reste rien.

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Le clocher roman avec ses arcatures et ses baies géminées en plein cintre

L'église actuelle remonterait, pour le clocher, le chœur et l'abside, à la seconde moitié du XIIe siècle.
Quand à la nef romane, encore en place en 1858, elle a été détruite pour faire place à une nef plus
grande en 1862 avec l'ajout d'un nouveau chœur à abside semi-circulaire à l'ouest.

Les sources à notre disposition étant très minces, nous savons seulement qu'en 1402,
Rollainville appartenait au doyenné de Châtenois.

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
 Le clocher roman avec ses baies géminées en plein cintre et les chapiteaux
de l'abside romane avec son cordon de billettes

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Le clocher roman avec ses baies géminées en plein cintre avec son décor sculpté
(homme barbu à droite, paire de bœufs au centre...)

D'autres éléments de décorations complètent l'étage des cloches : on y trouve notamment un sonneur
de cor et une tête de loup (face sud), un personnage debout et une tête de bélier (face est), et une
croix  pattée dans un cercle dans le tympan gauche de la baie géminée (face nord).

La base du clocher offre une arcature en plein cintre contenant, sur le coté sud, une paire
de bœufs insérée sous l'arcature centrale et un personnage barbu se tenant le menton
sur le pilastre d'angle droit.

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
La travée précédent le chœur et l'abside avec leurs baies en plein cintre ébrasées

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
L'abside romane semi-circulaire avec baies ébrasées en plein cintre
et oculus à remplage à cinq lobes

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Chapiteau roman à grappes de raisin et oiseaux affrontés

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Chapiteau roman à grappes de raisin et croix finissant en volutes

Figurant parmi les plus remarquables église romane de Lorraine, Rollainville possède un superbe
clocher au riche décor. Sur chacune de ses faces, l'étage campanaire présente, sous un cordon
à frettes crénelées, des baies géminées en plein cintre avec des trilobes, des chapiteaux
cubiques et trapézoïdaux, ainsi que des colonnes simples, à entrelacs ou torsadées.

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Baie romane en plein cintre ébrasée


Quant à l'abside semi-circulaire, en bel appareil, elle présente deux demi-colonnes à chapiteaux
encadrant la baie en plein cintre ébrasée du centre. Les chapiteaux sont décorés de grappes
de raisin, de feuillage et d'oiseaux affrontés. Au niveau des tailloirs des chapiteaux une
frise de billettes courre de part et d'autre de l'abside.


ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Inscription gravée sur l'abside roman rappelant le nom du maître d’œuvre de l'église,
un certain Robert : "Robertus ex oc opere fuit magister"

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - Baies géminées romanes à trilobes et chapiteaux épannelés, billettes, personnage
sonnant du cor au-dessus et tête de loup (à gauche)

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - La tête de loup sous l'arc en plein cintre de la baie géminée

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - Colonnes romanes à entrelacs d'une baie géminée

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
 Clocher - Face sud : Paire de bœufs réemployé

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - Baies géminées romanes à trilobes, billettes, chapiteaux épannelés et croix

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - Baies géminées romanes à trilobes, billettes, colonne torsadée,
tête de bélier et personnage debout

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - Face est : Tête de bélier sous l'arc en plein cintre de la baie géminée

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Clocher - Face est : Personnage debout sous l'arc en plein cintre de la baie géminée

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Nef - Mur nord : Tête de bélier réemployé

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Nef - Mur nord : Tête de cochon réemployé

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Nef - Mur nord : Tête de bélier réemployé

 A l'intérieur, la nef du XIXe siècle n' a rien de particulier ! Par contre la partie romane qui
commence avec l'arc triomphal décoré de claveaux à feuillage est plus intéressante.

En effet, le chœur est superbe avec son abside voûtée en cul de four, ses colonnes surmontées
de chapiteaux à feuillage, et l'oculus (ré-agrandi au XVIe siècle). Pour revenir sur
l'arc triomphal, il est doté de claveaux  aux feuillages uniques !

En se mettant dans la nef, on a une très belle vue du chœur roman que les baies
en plein cintre ébrasées éclairent savamment...

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
L'arc triomphal et le chœur romans

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Arc triomphal séparant la nef du chœur avec décor de feuillage

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy

Arc triomphal - Détail des claveaux à feuillage

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Travée de chœur et chœur voûté en cul-de-four

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Chœur - Chapiteau roman à feuillage et volutes

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Chœur - Chapiteau roman à feuillage et palmettes

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Chœur - Chapiteau roman à feuillage

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
 Chœur - Chapiteau roman à feuillage

ROLLAINVILLE (88) - Eglise romane Saint-Rémy
Chœur - Chapiteau roman à feuillage

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mercredi 3 février 2016

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vitrail de la Sainte-Chapelle (XVe siècle) - Pierre Berbis et son épouse

En dehors de sa superbe statuaire médiévale, le Musée des Beaux Arts de Dijon
conserve quelques vitraux du XVe siècle dont celui présenté ici
provient de la Sainte-Chapelle des ducs de Bourgogne.

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vitrail de la Sainte-Chapelle (XVe siècle) : Pierre Berbis

Dans un décor de grisaille, Pierre Berbis, conseiller du duc de Bourgogne, et sa première femme,
Henriette d'Agueville, sont représentés agenouillés, vêtus de bleu, pourpre, rouge et violet,
 les mains jointes en signe de dévotion. Un ange, maintenant la tête d'un bélier,
est figuré, en grisaille sur la gauche, en signe de bienveillance.

 Pierre Berbis, seigneur de Marliens, maire de Seurre en 1424, licencié ès lois, s'est installé à Dijon
où il devient conseiller du duc de Bourgogne, Philippe III le Bon, en 1430.

Du 2 mai 1431 au 15 mars 1432, Pierre Bernis est lieutenant du chancelier de Bourgogne ;
vicomte mayeur de Dijon en 1434, 1435 et 1438 et assure d'autres fonctions.

Il n'obtient ses lettres de noblesse que le 24 janvier 1443.

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vitrail de la Sainte-Chapelle (XVe siècle) : Pierre Berbis
 
En 1445, il prend la fonction de garde des sceaux et maître des requêtes
de l'hôtel des ducs de Bourgogne.

 Pendant la durée de sa charge, il abrite, dans sa maison, l'hostie miraculeuse envoyée par le pape
Eugène IV au duc de Bourgogne qui en fait don à la Sainte Chapelle de Dijon. 


Pierre Berbis décède en 1452 et est inhumé dans la nef de la chapelle ducale à Dijon,
où il a déjà fondé une messe quotidienne en l'autel Saint-Michel,
et dont son frère Eudes Berbis est chanoine.


Enfin, sa seconde épouse, Églantine Monnot, lui donne un fils nommé Charles,
mort sans descendance.

DIJON (21) - Musée des Beaux Arts : Vitrail de la Sainte-Chapelle (XVe siècle) : Pierre Berbis
  L'ange placé à gauche des personnages et tenant la tête d'un bélier


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mardi 2 février 2016

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins

Langres, ville d'art et d'histoire, possède quelques trésors de la sculpture médiévale,
notamment une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle installée,
dans une niche, au revers de la Porte des Moulins.

En pierre polychrome, cette belle Vierge à l'Enfant, influencée par la sculpture champenoise,
 fut placée à cet endroit, où elle regarde la cité, en signe de protection et de bienveillance.

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins
Porte des Moulins avec la niche où se trouve la Vierge à l'Enfant
LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins
La Vierge se tient debout avec son long drapé qui l'enveloppe
LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins
La polychromie d'origine est encore bien visible notamment sur la Vierge :
le jaune de la couronne, le bleu du manteau et le rouge pour la tunique ;
les cheveux semblent de couleur orangée
LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins
La Vierge tient son fils sur le côté gauche, maintenant son séant de la main gauche
et son pied gauche de la main droite
LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins
La Vierge avec ses longs cheveux ondulés et sa couronne sertie de pierres précieuses

LANGRES (52) - Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) de la Porte des Moulins
L'Enfant Jésus, nu et au cheveux courts bouclés, tenant un phylactère contre son buste
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