Faites une recherche dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Art carolingien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Art carolingien. Afficher tous les articles

vendredi 21 octobre 2016

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

L'une des pièces maîtresses des collections médiévales du Musée du Louvre
est sans conteste la statue équestre en bronze de Charlemagne.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Cette statuette dite "de Charlemagne" fut retrouvée par Alexandre Lenoir en 1807 ;
elle appartenait initialement au trésor de la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

En effet, dès le XVIe siècle, les inventaires du trésor de la cathédrale de Metz font état
de la présence de cette statuette en même temps qu'une autre alors en argent doré.

 On la retrouve ainsi dans les inventaires de 1507, 1567, 1657 et de 1682. 

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Vendue par les héritiers de Lenoir à M. Evans-Lombe, elle est acquise par la Ville de Paris
pour la somme de 5000 francs avant 1879, date à laquelle est la proie des flammes. 

Endommagée par l'incendie, elle est confiée au musée Carnavalet qui la remet au Musée
du Louvre en échange d'un autre objet en 1934.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Le sculpteur s'est inspiré des statues équestres antiques comme celle de Marc Aurèle par exemple ;
en figurant Charlemagne (ou Charles le Chauve) sous les traits d'un souverain conquérant
tenant un globe et une épée (aujourd'hui disparue), s'affirme comme
un "nouveau César" aux yeux du monde.

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Inspirée des bronzes équestres antiques, la statuette est un des rares témoignages de l'art du bronze carolingien. Trois parties ont été fondues avec des métaux de compositions différentes :
le cheval, le corps du cavalier et sa selle, la tête du cavalier. 

PARIS (75) - Musée du Louvre : Statue équestre de Charlemagne

Il semble évident que le cheval, qui possède toutes les caractéristiques des chevaux antiques
notamment du Bas-Empire, est un réemploi retouché pour s'adapter au cavalier ;
 la selle recouvre d'ailleurs une partie des rênes et des harnais.

_________________________


Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016 © Tous droits réservés

lundi 26 janvier 2015

SAINT-MARCEL D'ARDECHE (07) - Chapelle Saint-Sulpice de Trignan

 Située à l’extrémité sud-est du Vivarais méridional sur la commune de Saint Marcel d’Ardèche,
la chapelle Saint-Sulpice de Trignan est bâtie sur espace déjà occupé à l'époque carolingienne.

La chapelle dans un cadre verdoyant, entourée de vignes et d'arbres.

Cette chapelle romane, légèrement remaniée au XVIIe siècle, relevait de la commanderie hospitalière
 de Saint-Jean-d'Artignan distante de quelques centaines de mètres. Les seigneurs de Balazuc,
bienfaiteurs de cet ordre, seraient à l'origine de la reconstruction de l'édifice au XIIe siècle.

La façade aveugle avec son bel appareillage, sa baie en plein cintre
et les trous de boulin

Au XVIIe siècle, l'Ordre des Hospitaliers entreprit d'importants travaux, en remplaçant la toiture
de lauzes par des tuiles, aménageant un clocheton reprenant les codes de l'art roman.

En 1932, la chapelle fut classée au titre des monuments historiques.

En 1976, on déplora des actes de vandalismes sur les remplois carolingiens ; sur les neuf répertoriés,
deux ont été arrachés des murs et celui au-dessus de la porte d'entrée latéral déterioré.

Des photos de tous les éléments sculptés avaient été photographiés préalablement, ce qui
permettra peut-être d'identifié, un jour, les pierres volées !

Le mur sud avec ses contreforts et l'unique porte en plein cintre donnant à l'intérieur de l'édifice


De l'époque précédent la chapelle romane, on peut donc voir les pierres sculptées carolingiennes
et pré-romanes (rinceaux, pampres de vigne portant feuilles et grappes de raisin,
entrelacs, morceau de pierre tombale...)

L'édifice, bâtie en petits moellons calcaires très clairs et d'une longueur de 15 mètres, présente
un aspect massif avec de rares ouvertures et une abside pentagonale associée à une nef unique. 
Baie romane ébrasée en plein cintre, trous de boulins et clocheton du XVIIIe siècle

Le clocheton du XVIIIe siècle

Les nombreux trous de boulin (pièce de bois destinée à recevoir un échafaudage) sont bien visibles
sur les murs extérieur de la chapelle : ils sont les témoins du chantier de construction
du XIIe siècle ; normalement ils auraient dû être rebouchés !


Mur sud - Baies romanes ébrasées en plein cintre

SAINT-MARCEL D'ARDECHE (07) - Chapelle Saint-Sulpice de Trignan
 Mur nord - Porte en plein cintre permettant d'accéder à l'intérieur de la chapelle
On remarquera trois pierres carolingiennes à entrelacs réutilisées dans la maçonnerie.
SAINT-MARCEL D'ARDECHE (07) - Chapelle Saint-Sulpice de Trignan




Mur sud - Une porte en plein cintre murée au niveau du sol !


L’intérieur (que je n'ai malheureusement pas pu visité), se présente sous la forme d'une nef unique
à deux travées voûtées en berceau en plein cintre, se terminant par un chœur dont l’abside
voûtée en cul-de-four et pourvue de niches en plein cintre peu profondes.

Le mur nord avec ses contreforts

L'abside à pans coupés, trous de boulins et baie ébrasée en plein cintre

Chevet - Baie romane ébrasée en plein cintre

La façade aveugle avec sa fenêtre en plein cintre tout en haut, ses trous de boulins
et ses remplois de pierre carolingienne sculptée !

Pierres ornées de pampres, rinceaux et entrelacs carolingiens provenant de piliers de chancel
SAINT-MARCEL D'ARDECHE (07) - Chapelle Saint-Sulpice de Trignan


SAINT-MARCEL D'ARDECHE (07) - Chapelle Saint-Sulpice de Trignan




Épitaphe (fin Xe, début XIe siècle) gravée en latin à souvenir d’Ingeranus et insérée dans
l'angle gauche de la façade aveugle de la chapelle ; en voici la traduction :
"de bonne mémoire, très fidèle laïc plein de foi et de toute vérité, qui mourut les ides de mai"
____________________


Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2015 © Tous droits réservés