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mardi 10 décembre 2019

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

Entourée du cimetière communal, la chapelle Sainte-Anne du Pègue
est un charmant édifice globalement roman construit dès le XIe siècle.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

 Remaniée au XIIe siècle, elle prit alors le vocable de Notre-Dame d'Authon.

L'édifice serait l’œuvre d'un certain Poncius dont on retrouve le nom à l'extérieur près de l'abside.

Au XVIIe siècle, sa nef unique fut agrandie vers l'ouest.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

Pour sa construction, la chapelle a bénéficié des matériaux tirés des anciens
monuments antiques du Pègue.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

La chapelle Sainte-Anne est un exemple typique du style roman rhodano-provençal.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

 L'abside unique semi-circulaire présente une baie en plein cintre ébrasée et la corniche
soutenant la toiture affiche un décor de dents d'engrenage.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
Clocheton et dents d'engrenage de la corniche
LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
 Baie en plein cintre romane avec une pierre antique portant une inscription
LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne



Mur sud de la chapelle avec sa porte d'entrée en plein cintre
LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

 A l'extérieur, entre le mur sud et l'abside, on peut voir des marques lapidaires ; notamment
celle d'un nom "PONCIUS", maître d'oeuvre de la chapelle !!

Ce Poncius a aussi œuvré à Carpentras et Arles.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

Plan de la chapelle


LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

Passée la port d'entrée latérale sud, on découvre une nef unique voûtée en berceau
et s'achevant, à l'est, par un chœur semi-circulaire voûté en cul-de-four.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

 Les murs de la nef comportent une arcature en plein cintre reposant sur des piliers encastrés.

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne



LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne



LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
 Conque du voûtement en cul-de-four du chœur
LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
Baie unique en plein cintre ébrasée éclairant l'intérieur du chœur

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
Chapiteaux antiques corinthiens réutilisés pour le chœur
LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
 Console cubique ornée d'un fleuron
LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne

LE PEGUE (26) - Chapelle romane Sainte-Anne
Console cubique ornée de cannelures et rangée de perles



A l'intérieur, on peut aussi voir des marques de tâcherons et des pierres décorées.



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mardi 3 décembre 2019

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

Parmi les collections de Vierges à l'Enfant médiévales, le Musée d'Art Sacré de Dijon
conserve notamment celle de Lantenay, petit village de Côte d'Or.

Offerte au musée en 2002 par les époux Blondel, elle provient de l'ancienne chapelle Notre-Dame
du château de Lantenay et serait une commande d'Alix de Vergy (1182-1252),
l'épouse du duc Eudes III de Bourgogne, en 1229.

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

 La Vierge en Majesté de Lantenay, statue en bois de noyers polychrome, semble issue du style
mosan encore en vogue durant le premier tiers du XIIIe siècle en Bourgogne.

Assise sur un trône, elle représente la "Sedes sapientes" (Le trône de Sagesse).

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

Le style mosan, vers 1200, est perceptible dans la régularité du drapé alors proche
du corps en formant des courbes amples.

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)

 La main droite de la Vierge repliée vers le Christ semble symboliser la venue de la nouvelle Loi
à travers l'Enfant Jésus, tandis que sa main gauche dirigée vers le bas évoquerai
apparemment la demande de pardon pour l'ancienne Loi.

L'Enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère, lève sa main droite avec l'index et le
majeur dressés en signe de bénédiction et maintient contre son buste
un livre sacré avec sa main gauche.

DIJON (21) - Musée d'Art Sacré : Vierge à l'Enfant de Lantenay (XIIIe siècle)
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vendredi 29 novembre 2019

PERTUIS (84) - Remparts médiévaux

Le village de Pertuis dans le Luberon conserve encore une partie de ses fortifications
médiévales dont les plus imposantes sont la Tour Saint-Jacques et une tour ronde.

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

En raison des guerres, des sièges et des saccages perpétrés par des routiers, la cité
de Pertuis fut ceinte de fortifications dès la fin du XIe siècle.

En 1208, Guillaume de Sabran, ayant mis le main sur le comté de Forcalquier, en profita pour
rattacher Pertuis à ses domaines. Ce qui lui valut, en 1212, une double sanction pontificale.
Gui de Fos, archevêque d'Aix et Bertrand de Durfort, évêque de Cavaillon, jetèrent
l'interdit sur son comté et l'excommunia.

En 1240, Guillaume de Sabran s'empara de nouveau de la cité de Pertuis.

En 1242, avec l'extension de la ville, les remparts furent élargis.

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux
d'après un dessin de M. Métois

En 1296, le comte de Provence, Charles II d'Anjou, voulant reconstituer le domaine comtal
dans son intégralité, racheta la seigneurie de Pertuis à Bertrand de Sabran, fils de Guillaume.

En 1310, la seigneurie fut à nouveau détachée du comté de Provence et aliénée à Bertrand de Got,
connu comme étant le premier pape en Avignon sous le nom de Clément V.

Au XIVe siècle, alors que Martin Triboleti était châtelain de Pertuis, de coûteux
travaux d’envergure (reconstruction et agrandissement) furent entrepris,
quelques éléments subsistent de nos jours.

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

Assiégée par les troupes du maréchal de Boucicaut, aux ordres du roi de France,
la cité de Pertuis se rend le 26 juin 1397.

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux
 Tour ronde (XIIIe siècle) et pan de muraille
PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

Le Roi René, ayant besoin de liquidité pour armer deux galères à Naples, reçu 400 florins
des Pertuisiens en échange de l'exemption, sur tout le territoire de la Provence
et du comté de Forcalquier, des droits de péage et de leyde. 
Dame de Pertuis, en 1474, Jeanne de Laval, l'épouse du Roi René, autorisa la tenue
d'un marché hebdomadaire, chaque vendredi.

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

 La tour Saint-Jacques, bâtie au XIVe siècle, est une tour rectangulaire ouverte à la gorge
(vers l’intérieur de la ville) ; le chemin de ronde permettait d’accéder à deux salles
voûtées en berceau commandant des archères.

Le commet de la tour est couronnée de créneaux et de mâchicoulis.

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux
 Tour Saint-Jacques - Partie sommitale avec ses mâchicoulis
PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux

PERTUIS (84) - Remparts et tours médiévaux
Vestiges d'une tour rectangulaire d'angle avec ses corbeaux faisant jadis partie de mâchicoulis
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