Patrimoine de Lorraine

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vendredi 13 juillet 2018

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

A l'écart de la ville d'Etretat, l'église Notre-Dame est un édifice religieux romano-gothique
relevant, au Moyen-Age, de la puissante abbaye de Fécamp.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

Dès le XIe siècle, un premier sanctuaire existait.

Au début du XIIe siècle, l'abbaye de Fécamp fit reconstruire le monument en style roman.

Du bel édifice roman, il ne subsiste aujourd'hui que la façade et les six premières travées de la nef.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

Les deux dernières travées de la nef, le transept, avec tour lanterne, et le chœur
furent reconstruits en style gothique vers 1200.

La façade occidentale est limitée par deux contreforts plats encadrant un joli portail
dont les voussures, ornées de motifs géométriques divers, encadrent un tympan ajouté en 1866.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Façade - Portail roman modifié au XIXe siècle par l'ajout probable d'un tympan
affichant le Tétramorphe
ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Quatre voussures en plein cintre décorée de frettes, dents d'engrenage, fleurons...
encadrent le tympan

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Façade - Détails des chapiteaux romans du portail ; on y reconnait des animaux et des
personnages dans un décors de feuillage et d'entrelacs
ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Tête d'un lion et d'un homme à la barbe bifide
ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Fenêtres gothiques (Début XIIIe siècle)
ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

Quand on pénètre dans l'église Notre-Dame, on découvre un vaisseau composé d'une nef centrale
accostée de deux bas-côtés ; l'ensemble est voûté sur croisées d'ogives.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

 La nef comprend deux niveaux avec de grandes arcades romanes à arcs en plein cintre 
et des arcades en arcs semi-brisés gothiques communiquant avec les bas-côtés ;
et des fenêtres romanes hautes.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

Le chœur gothique voûtée sur croisée d'ogives est plat.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

Les puissantes colonnes monocylindriques romanes affichent des chapiteaux le plus souvent
épannelés et parfois à décors géométriques qui supportent des arcs en plein cintre
décorées de bâtons brisés ou de frettes crénelées.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Bas-côté nord avec ses chapiteaux à crochets et son voûtement sur croisées d'ogives

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Dernières travées gothiques de la nef

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Chapiteau roman de la nef avec sa corbeille ornée d'un tressage

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Bases des colonnes gothiques
ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
Chapiteaux gothiques à crochet (Début XIIIe siècle)
ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

Au-dessus de la croisée du transept s'élève une tour-lanterne sur quatre piliers, caractéristique
des styles gothiques normand et anglais. Son voûtement est en étoile.

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)

ETRETAT (76) - Eglise Notre-Dame (XIe-XIIIe siècle)
 Sculpture d'un dragon dévorant quelque chose
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Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2018 © Tous droits réservés

mardi 10 juillet 2018

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

Le château de Salveterra est installé au Nord de la commune d'Opoul-Périllos
sur un vaste plateau calcaire qui culmine à 400m d'altitude.

La forteresse est cité dès 1100 avant la reconstruction par Jacques 1er d'Aragon.

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

 Au moment du Roussillon au royaume d'Aragon en 1172, la frontière n'était pas bien délimitée
entre le royaume de France et celui d'Aragon ; c'est pourquoi, Jacques 1er le Conquérant
décida de fortifier la frontière afin de se prémunir des incursions françaises.

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

Jacques 1er vint à Perpignan entre 1245 et 1246 afin de diriger les opérations de fortification
de la frontière avec la construction de remparts autour des villages du Roussillon.

Il fit également bâtir des forteresses sur les Corbières et notamment celle de Salveterra en mai 1246
(Qu'il soit connu de tous que nous, Jacques, par la grâce de Dieu roi d'Aragon pour l'honneur
et l'utilité de tout le Roussillon, faisons construire une forteresse sur le podium appelé
autrefois Castlart d'Oped, et nommé à présent Salveterra).

A son achèvement, cette forteresse faisait partie d'une ligne de défense, établit au moment
du traité de Corbeil (1258), comprenant également les châteaux de Tautavel et Salses
face à ceux français de Peypertuse, Quéribus et Aguilar.

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

En 1369, Pierre IV d'Aragon demanda à ce qu'on fit l'état des lieux de l'armement de la forteresse
de Salveterra. Ainsi, dans l’armurerie castrale se trouvaient : 6 cuirasses, 6 gorgerins en
fer blanc, 3 casques en médiocre état, 3 casques en bois avec masque de fer,
1 tourniquet pour bander les machines de guerre, 1 trompette, 6 frondes,
7 boucliers avec écusson royal, 3 arbalètes à tourniquet, 13 arbalètes
à étrier, 6 crocs neufs, 1 420 carreaux pour arbalètes à étrier et
76 carreaux pour arbalètes à tourniquets, 1corde à chanvre.
 
Face constat de l'état des armes contenues au château d'Opoul, le souverain demanda
à ce qu'on ajouta des armes supplémentaires :  4 arbalètes à étrier, 1 tourniquet
pour bander les arbalètes, 100 carreaux pour arbalètes à tourniquet,
4 cuirasses, 4 gorgerins en laiton, 4 casques en fer....

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

 En 1339, la forteresse fut placée sous le commandement de Bernard d'Axat.

En 1340, Guillaume de Tautavel le remplaça jusqu'en 1351, date où Bernard
de Serra devint le nouveau gouverneur.

En 1360, François Sagarrigua fut nommé à la place de Serra.

Jusqu'en 1598, différents gouverneurs se succédèrent.

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

Un village se développa au pied de la forteresse de Salveterra avant de décliner au XVe siècle.

Au XVIIe siècle, le château fut démantelé sur ordres de Louis XIII.

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

Sur une table calcaire de 6 hectares fortifié, le château qui occupe l'angle sud-est présente encore
les vestiges de deux tours rondes dont une semble être la tour maîtresse ou donjon ;
les restes de logis sont encore visibles contre la muraille. Une citerne voûtée subsiste aussi.

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

OPOUL-PERILLOS (66) - Château-fort de Salveterra (XIIe siècle)

Une légende est rattachée au château de Salveterra, à découvrir ici !

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vendredi 6 juillet 2018

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort (XIIe-XVe siècle)

Dominant de son promontoire rocheux, le village de Châteauneuf-en-Auxois possède
un remarquable château-fort remontant au XIIe siècle situé à 475 m d’altitude
et qui domine la vallée du canal de Bourgogne.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Le château fut construit en 1132 par Jean de Chaudenay pour son fils cadet Jehan
qui en prit possession en 1175.

A la fin du XVe siècle, le grand logis, un logis d’hôtes et la chapelle furent édifiés
dans le plus pur style gothique.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

La lignée des Châteauneuf s’éteignit en 1457, au moment où Catherine de Châteauneuf
fut condamnée au bûcher pour avoir empoisonné son époux.

La seigneurie, confisquée par le duc Philippe le Bon, fut remise à son conseiller Philippe Pot,
futur Grand Sénéchal de Bourgogne.


CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Assiégé lors des guerres de religions en 1590, le château passa ensuite entre les mains
de plusieurs familles seigneuriales qui poursuivirent l’aménagement
et la  transformation des logis.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

L'ancienne porterie est encadrée par deux tours en fer à cheval

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

L'ancienne porterie, placée au sud-est, comportait un pont dormant abandonné au XVe siècle.

On remarque ainsi une porte cochère et une porte piétonne ; au-dessus de la
première, une niche gothique flamboyante à arc en accolade
renfermant sans doute un groupe sculpté.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Les piles de l'ancien pont dormant subsistent toujours dans les fossés.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Fossé et piles de l'ancien pont dormant
CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Tour est accolée à la courtine comportant des fenêtres à meneaux en partie murées
CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Fenêtre à meneaux (XVe siècle) avec un encadrement partiellement végétal

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Tour sud (XIVe siècle)
CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Les tours sud et est encadrant l'ancien porterie du château

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Le fossé n'a jamais été aménagé pour recevoir de l'eau ; il s'agit un fossé sec.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

La courtine est comporte une série de fenêtres à meneaux à arcs en accolade (XVe siècle).

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Au XVe siècle, le seigneur des lieux fit créer une nouvelle porterie à l'est comportan
deux tours rondes encadrant une porte cochère et une porte piétonne.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Au-dessus de la porte cochère figure une niche flamboyante affichant jadis les armoiries
de Philippe Pot au milieu du XVe siècle.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

A l'est, proche du donjon du XIIe siècle, le fossé sec a été creusé dans la roche.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Lucarne à fenêtre à meneaux à arcs en accolade
CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Au moment où se développe d'artillerie à partir du XIVe siècle avec une intensivication
au XVe siècle, le château est pourvu de canonnières sur les tours et les courtines.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Quelques archères des XIIIe et XIVe siècle sont remaniées pour servir à l'artillerie,
notamment pour l'utilisation des bâtons à feu ou couleuvrines.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Après avoir pénétrer dans la cour intérieure, on découvre le Grand Logis (XVe siècle), qui
s'élève sur trois niveaux auxquels on accède par un escalier à vis installé dans la tour octogonale.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Le toit est doté de trois lucarnes à fenêtres à meneaux finement ouvragées.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Remanié intérieurement, il comporte des tapisseries des Flandres, un mobilier médiéval
(notamment une cheminée aux armes de Philippe Pot) et des pièces
rhabillées aux XVIIe et XVIIIe siècle.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

Le toit est pourvu de remarquables fenêtres à meneaux aménagées sous forme de lucarnes.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

A côté de la porte flamboyante de la tour à escalier à vis octogonale, un puits
permettait de s'approvisionner en eau.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

L'ancien donjon carré du XIIe siècle est encore présent malgré quelques modifications.

A l’origine par une porte, située au 1er étage, permettait d'y accéder au moyen d'une échelle.

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort

CHATEAUNEUF-EN-AUXOIS (21) - Château-fort
Fenêtre à meneaux (XVe siècle)
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