La ville de Belleville, en Beaujolais, possède encore une intéressante église médiévale
que je vous invite à découvrir extérieurement ci-dessous !
Le clocher et le chevet de l'édifice ont été restaurés...très récemment.
que je vous invite à découvrir extérieurement ci-dessous !
Le clocher et le chevet de l'édifice ont été restaurés...très récemment.
Le sire de Beaujeu, Humbert III (1137-1174), décida, dès son retour de Terre Sainte, de favoriser
les Templiers en finançant la construction d'une commanderie à Belleville peu après 1150.
les Templiers en finançant la construction d'une commanderie à Belleville peu après 1150.
En 1158, il fit édifier un prieuré rattaché à l'ordre de Saint Augustin, qui fut élevé, en 1164,
au rang
d'abbaye dont l'église Notre-Dame demeure le seul vestige.
En
1168 la première pierre de la nouvelle abbatiale fut posée, selon la tradition, sur une pièce d'or.
L'édifice, achevé et consacré en 1179, devint la nécropole des sires de Beaujeu.
Au XIXe siècle, l'église fut restaurée avec notamment de nouvelles peintures murales et vitraux.
L'ancienne abbatiale conserve ainsi une architecture encore bien romane avec
des ajouts postérieurs notamment au XIVe siècle.
Le mur de l'église comporte un charmant petit portail latéral roman associant des colonnes
torsadée et écaillée à chapiteaux (celui de droite montre un triton ou sirène masculine;
celui de gauche présente des volutes végétales et pampres de vigne) et une archivolte
à trois voussures finement ouvragées et encadrant le tympan à palmettes.
Mur sud - Portail latéral : Triton bifide
Mur sud - Portail latéral : Chapiteau à palmettes et grappes de raisin
(rappelant la culture de la vigne dans la région)
La
façade occidentale romane présente un portail en plein cintre légèrement projeté en avant
par rapport au mur principal ; une grande rosace occupe le mur-pignon.
par rapport au mur principal ; une grande rosace occupe le mur-pignon.
Façade occidentale - Rosace à moulures garnies de rangs de billettes
Le portail roman, d'une certaine sobriété, se compose d'une archivolte en plein cintre
à quatre voussures à décors de fleurons, billettes et cartouches reposant sur
une imposte soutenue, en partie, par des colonnes rondes et
octogonales cannelées à chapiteaux végétaux.
Portail - Le premier chapiteau affiche deux mascarons masculins dont la bouche
entre-ouverte laisse échapper du feuillage
Portail occidental : détails sculptés des deux premières voussures (billettes et fleurons)
La corniche au-dessus du portail occidental est garnie d'une frise de billettes et de modillons
en forme de têtes de loup et de chien, de feuilles, de tête humaine, d'une pomme de pin,
d'un personnage s'étirant la bouche, de volutes...
Le clocher roman, placé sur le mur sud, tout près du chevet rebâti au XIVe siècle, s'élève sur
trois niveaux : un rez-de-chaussée aveugle et pourvu d'une abside romane à l'est, un
premier étage avec, sur la face sud, une rosace ; et un dernier étage réservé
aux cloches dont le son s'échappe par des baies romanes en plein cintre
simples ou géminées au-dessus.
Le chevet à pans coupés reprend une base romane mais son élévation est bien gothique.
Les contreforts et les grandes fenêtres à remplages composés de lancettes trilobées
et trilobes remontent tout à fait au XIVe siècle.
L'étage campanaire du clocher offre une belle superposition de baies en plein cintre romanes simples
ou géminées composées de fines colonnettes à chapiteaux végétaux, montrant l'influence
du premier art gothique naissant du milieu du XIIe siècle.
Clocher - Rosace romane de la face sud
Nef - Baie romane en plein cintre ébrasée et à colonnettes à chapiteaux végétaux
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Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2017 © Tous droits réservés
merci pour ces superbes photos de l'Eglise de BELLEVILLE, ainsi que pour son historique. J'habite LYON et je ne la connaissais pas. Cordialement
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