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lundi 23 février 2026

SAINT-VALERY-SUR-SOMME (80) - Portes et remparts médiévaux

La ville de Saint-Valéry-sur-Somme, en bordure de la baie de Somme,
conserve, de son passé médiéval, quelques éléments encore dignes d'intérêt :
la Tour de Nevers (XVe-XVIe siècle), les Tours Guillaume sont aussi appelées
“Porte Jeanne d’Arc” (en décembre 1430, elle était prisonnière
des Anglais et les remparts).

Tour de Nevers, à la base médiévale et remaniée avec l'emploi de briques
et de pierres de taille

La Porte de Nevers, aussi appelée "Porte du Bas", marque la limite
basse de la vieille ville. 



Tour du rempart (XVe-XVIe siècle) avec alternance de briques et de pierres de taille

Porte Jeanne d’Arc






Tours Guillaume 

Les Tours existaient déjà lors de l’escale de Guillaume de Normandie et de sa flotte
en 1066, forcé d'attendre des conditions plus clémentes pour voguer vers l'Angleterre.
Elles prennent ensuite son nom, en souvenir à celui qui devint Guillaume
Le Conquérant quelques jours après avoir levé l’ancre et battu Harold à Hastings.

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Copyright - Olivier PETIT - France Médiévale - 2026 © Tous droits réservés

mardi 20 août 2024

COLOMBIER-SAUGNIEU (69) - Le donjon et les fortifications

 Le village de Colombier-Saugnieu a gardé de son passé médiéval, les restes d’un château
de pierre édifié par les seigneurs de Colombier, qui au XIIIe siècle abandonnèrent,
en partie, leur motte castrale (situé à mi-chemin entre le village de Colombier-Saugnieu
et le hameau de Montcul)

Le site du castrum de Colombier-Saugnieu s’est développé à partir du XIIIe siècle avec 
la
construction du bourg fortifié et donc l’encadrement de la population venant du site
de la motte castrale de Colombier.

De l’ancienne forteresse (ou castrum) élevée par les seigneur de la Tour, il subsiste le bourg
fortifié avec sa porte et ses remparts ainsi qu’une tour circulaire, le donjon. 

Porte en ogive

La porte fortifiée représente l’entrée principale du bourg et est distante du donjon de
90 m environ.

Quand aux remparts, ils encadrent ladite porte et sont conservés en partie près
de la tour féodale.

Les remparts ne sont conservés au sud, sur une distance de 20 m et à l’ouest, sur 5 m.

Cette porte, ouverte en ogive, disposait au Moyen Age d’un herse dont on peut voir
les gaines dans lesquelles elle glissait. Un assommoir accueillait les assaillants.

Son parement est fait de pierres à bossage, qui étaient censées empêcher les béliers
de détruire la muraille et un moyen d’enjoliver un parement.


La porte fortifié se trouve, elle aussi au sud, et représente le seul passage entre les remparts.

On accédait à la tour circulaire à travers le village en passant devant l’église paroissiale. 
Cette tour est encore planté sur sa motte. Colombier conserve une tour disposant d’une
enceinte polygonale arasée, à l’intérieur même du village fortifié.

Partie basse du donjon visible à l'intérieur de la maison

Le donjon est aujourd’hui enchâssée dans un bâtiment d’habitation contemporain.

Extérieurement, l’appareillage est fait avec des pierres de tailles bien agencées ;
quand on pénètre à l'intérieur de la maison, on retrouve la base de la tour talutée
avec une meurtrière en forme d’étrier.

 
En pénétrant à l’intérieur même de cette tour, nous remarquons trois niveaux :
un rez-de-chaussée,
un premier étage et la plate-forme sommitale.

Le premier étage a conservé des fenêtres à coussièges. Pour accéder au toit, autrefois
crénelé, un escalier fut aménagé dans le mur de la tour.

Escalier aménagé dans l'épaisseur des murs

Voûtement en brique du rez-de-chaussée du donjon

Ci-dessous de nouvelles photos prises en 2024








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Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2016-2024  © Tous droits réservés

mardi 12 mars 2024

CAEN (14) - Château ducal : les remparts

Dans les années 1060-1080, sur un promontoire rocheux, un château ducal,

celui de Guillaume le Conquérant a été érigé.

Les remparts qui l'enserre encore aujourd'hui sont d'un intérêt certain.


Plan des remparts et des structures médiévales

Porte des Champs et sa barbacane (XIIIe-XVIe siècle)

Ces remparts ont été maintes fois réaménagés depuis le XIe siècle. 

À l’origine, l’accès à l'intérieur se faisait par une tour-porte au Nord à proximité
immédiate du donjon ; et au Sud, par une poterne accessible depuis
un étroit sentier assez abrupt. 

Au XIIIe siècle, au moment où la cité caennaise devient française, le roi
Philippe Auguste fait construire une courtine autour du donjon, qui a
pour conséquence la suppression partielle de l’entrée nord. 


La Porte des Champs (ou de la Pigacière), précédée d'une barbacane,
est alors construite au nord-est de l’enceinte.

Au sud, la construction de la Porte Saint-Pierre et de sa barbacane, au xve siècle,
permet un nouvel accès à l'intérieur.

L’enceinte, entourée de fossés, conserve notamment les Tour Puchot à l'ouest et
Tour Mathilde à l'est, constructions du XIIIe siècle.

Barbacane de la Porte des Champs


Porte des Champs

Porte des Champs -  Ouverture laissant passer les bras du pont-levis
et au-dessus les machicoulis défensifs



Barbacane de la Porte des Champs

Barbacane de la Porte des Champs - Intérieur avec ses ouvertures de tirs

Barbacane de la Porte des Champs - Canonnière


Barbacane de la Porte des Champs - Archère







Tour de la Reine Mathilde (XIIIe-XVe siècle)



Tour carrée talutée (XIIe siècle) et Tour ronde de la Reine Mathilde


Tour carrée talutée (XIIe siècle) et Tour ronde de la Reine Mathilde


Porte Saint-Pierre et sa barbacane (XIe-XXe siècles)


Barbacane de la Porte Saint-Pierre (Vers 1438)




Porte Saint-Pierre et sa barbacane


Barbacane de la Porte Saint-Pierre


Tour de la Reine Mathilde, façade intérieure avec sa fenêtre à meneaux


Lorsqu'on pénètre dans la Tour de la Reine Mathilde, on y découvre trois niveaux
dont deux sont voûtés sur croisées d'ogives à clefs de voûte.



Un escalier à vis permet d'accéder aux différents niveaux.



Les niveaux présentent des ouvertures de tir pour canonnières.






Tours carrées talutées (XIIe siècle)



Une partie des tours, carrées et talutées du rempart, remontent au XIIe siècle.




Tour Puchot (XIIIe siècle)


Mur du rempart avec sa porte d'accès
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