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dimanche 18 février 2018

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècle)

Parmi les collections médiévales du Musée d'Art Sacré du Gard, les visiteurs peuvent
admirer, derrière sa vitrine, une exceptionnelle Vierge en Majesté du début
du XIIIe siècle et provenant du sud de la Catalogne.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

Malgré un rafraîchissement de la polychromie au XVIIe siècle, cette Vierge assise
et couronnée, porte un long manteau rouge au galon perlé, et brandit de sa main droite
une pomme ; son fils Jésus, assis sur sa cuisse gauche, tient sans sa main gauche une église.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

De part sa position hiératique cette œuvre du début du XIIIe siècle tend
à conserver les codes des Vierges en majesté romanes du XIIe siècle.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

  L'Enfant Jésus avec son manteau vert parsemé de points rouge, jaune et blanc formant
des fleurs stylisées, tient dans sa main gauche une petite église ; sa main droite
n'est plus mais elle devait jadis présenter l'index et le majeur levés en
signe de bénédiction, seul l'avant-bras est encore conservé.

PONT-SAINT-ESPRIT (30) - Musée d'Art Sacré du Gard : Vierge en Majesté (XIIIe siècles)

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Copyright - Olivier PETIT - La France Médiévale - 2018 © Tous droits réservés

jeudi 15 février 2018

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Le château des Templiers

Le château de Saint-Hippolyte, construit au milieu du Xe siècle,
devient propriété des Templiers au début du XIIIe siècle. 

Dès 1207, les Templiers possèdent champs et quelques droits seigneuriaux dans
le territoire de Saint-Hippolyte, vendus en franc-alleu notamment par
Bérenger de Palazol ; l'implantation de l'Ordre du Temple dans
ce village date apparemment de cette époque.

En 1208, Pons de Vernet, riche et puissant seigneur, dote de biens les Templiers.

En 1209, les frères du Temple acquièrent du sire de Vernet le Mas-Deu composé
d'un grand nombre de pièces de terre, de métairies, de fiefs et les droits
relatifs au château de Saint-Hippolyte et ses dépendances.


En 1236 et en 1246, le chevalier Pierre de Castello et Pons de Vernet, favorisent
les Templiers en leur versant  2,000 sous melgoriens avec toutes
les dépendances, chevaliers, vassaux, fiefs etc.

Un certain Josbert de Pézilla leur lègue tout ce qu'il possède à Saint Hippolyte, c'est à dire :
5 ou 6 manses, des oliveraies, des terres dispersés et des salines. 

On peut imaginer que les Templiers font reconstruire ou du moins réaménager le château
en le dotant de tours rondes cantonnées aux angles. Des logis sont appuyés
contre les courtines avec des celliers, des écuries...


Le 8 janvier 1253, le r roi d'Aragon reconnait les droits justiciers des Templiers
sur le village de Saint-Hippolyte.

Le 8 décembre 1271, l'infant d'Aragon signe une sentence arbitrale rendue par les abbés
de Saint-Paul de Narbonne et de Saint-Félix de Gerona, sur le conflit qui existe entre
lui et les Templiers au sujet de la juridiction de Saint-Hippolyte,
d'Orle, d'Anyils et de Terrats.


Précepteurs de Saint-Hippolyte :

   1216, 1222, 1244, 1253, 1257 : Cabotus (frère Cabot, commandeur du château)
    1220 : Poncius
    1226, 1236, 1237 : Guillelmus Rostagni
    1230 : ? Raimundus de Tarderis
    1242 : Berengarius de Pinu
    1246 : P. Sancius Armoiries de Saint-Hippolyte
    1248 : Guillelmus de Castronovo
    1250 : Guillelmus de S. Stephano
    1255-1256 : Bernardus de Montesono
    1258 : S. de Saserila
    1260 : Bernardus de Golat
    1262 : P. Zabater
    1265 - 1266 : P. de Palafurgello
    1278 - 1281 : Bernardus de Palacio
    1287, 1290-1298 : Berengarius de Aquaviva
    1298 : Guillelmus d’Albio
    1303 : Jacobus de Garriganis

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

En 1312, les Hospitaliers, qui sont présents à Saint-Hippolyte où ils ont fait construire
un hôpital dès 1190, héritent des biens du Temple et notamment du château.

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

Alors qu'une demande de restauration a été initiée par la Fondation du Patrimoine,
le château des Templiers, qui ne se visite pas, se compose aujourd'hui de deux tours
rondes dont une est arasée à mi-hauteur ; elles sont reliées par des courtines.

Les bâtisseurs ont utilisé des pierres de taille réduite à peine équarries avec
des chaînage d'angle en pierres plus conséquentes.

On remarquera le talutage de la base des tours et des courtines.

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

SAINT-HIPPOLYTE (66) - Château des Templiers

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mardi 13 février 2018

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Après la cathédrale Saint-Maurice, la ville de Vienne peut se féliciter de posséder un
autre édifice religieux d'importance : l'abbatiale Saint-André-le-Bas.

L’édifice est construit sur une terrasse romaine dont subsistent essentiellement des espaces voûtés.

Un premier sanctuaire devait existé dès le VIe siècle au moment du legs d'un certain
Ansemond et de sa femme Ansleubana. Connu uniquement par une copie
tardive, certains doutent de la fondation en 543.

La vrai fondation remonterait plutôt au VIIIe siècle.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

En 881, Boson, premier roi de Bourgogne (879-887), confirme la possession du monastère
à l’archevêque de Vienne Otramne (876-885) et demande que des
chanoines de la cathédrale y assurent l’office divin.

Boson prend l’abbaye sous sa protection.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

En l’an 1000, l’abbé Gauthier lutte contre le relâchement de la vie monastique
en éditant un règlement qui interdit de voler au réfectoire chandelle, couteau
 cuiller, nappe et tout autre ustensile, et au dortoir, couverture, manteau, oreiller.

L’archevêque Guy de Bourgogne (1088-1119) tente une nouvelle réforme en unissant l’abbaye
à celle de La Chaise-Dieu en 1094. Emprisonnements de moines et d’abbé, interventions
pontificales aboutissent à la suppression de cette union en 1120.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Début du rhabillage de l'église pré-romane en 1152 par le maître d'oeuvre Guillaume Martin ;
une inscription est gravée à la base du pilier
méridional séparant la 2e de la 3e travée de la nef le rappelle :

Adorate Dominum in aula sancta ejus
+ et cum statis ad orandum remittite si quid habetis adversus aliquem usque septadies.
+ Willelmus Martini me fecit anno millesimo centisimo quinquagesimo secundo ab incarnatione Domini


On peut traduire l'inscription ainsi :

Adorez le Seigneur dans son temple saint
+ et lorsque vous vous tenez debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez lui jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
+ Guillaume Martin m'a fait l'an 1152

C'est ainsi  sous l'abbatiat d'Aquin (1150-1164) que l'église abbatiale a été remaniée.

L'édifice bénéficie de modifications et ajouts jusqu'au début du XIVe siècle.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
Etage campanaire du clocher carré dont les faces sont dotées de deux baies géminées romanes
à colonnettes à chapiteaux à crochets (XIIIe siècle) accueillant les arcs en plein cintre.

En 1255, suite à une autorisation papale, l'abbé peut porter la mitre.

Au début du XIVe siècle, malgré les difficultés rencontrées par les moines, les travaux se
poursuivent : le clocher est consolidé par de  contreforts et le cloître fait l’objet de remaniements
(les arcatures sont démontées et surhaussées d’environ 0,70 m ; un plafond lambrissé
à couvre-joints moulurés et peints vient remplacer le couvrement d’origine). 
 
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Les 2e et 3e étages du clocher sont du XIIe siècle et affichent des baies en plein cintre
à colonnettes à chapiteaux ornés de visages barbus, tirant la langue, feuillage...
Au-dessus, une arcature en plein cintre repose à intervalles réguliers sur des modillons à
têtes de monstres aux dents acérées, d'animaux, d'hommes barbus.
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Une grande fenêtre en plein cintre de la nef avec son intrados orné de feuillage.
la colonnettes de gauche est supportée par un personnage présentant
sa tête décapitée
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Les chapiteaux qui garnissent les baies du clocher sont divers et variés :
personnages, montres...

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Exemples de modillons du clocher
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

La partie supérieure des murs de la nef, juste sous la toiture, est richement décorée :
entrelacs, oves, feuilles, fleurs, têtes humaines et animales...

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Plaqué contre le chevet, l'enfeu de la famille de l'Orme conserve une inscription latine :

III IDUS AUGUSTI OBIIT JOHANNES DE ULMO QUI DEDIT NOBIS L SOLIDOS CENSUALES
IN DOMO SUA DE ULMO ; CILICET PRO ANNIVERSARIO SUO X SOLIDOS ET PRO PETRO
PATRE SUO X SOLIDOS ET PRO JOHANNE PATRUO SUO X SOLIDOS ET PRO STEPHANO
PATRE ILLORUM X SOLIDOS ET PRO BONA GENITRICE SUA X SOLIDOS VIII KALENDAS
OCTOBRIS OBIIT STEPHANUS DE ULMO PRO QUO HABEMUS X SOLIDOS CENSUALES IX
KALENDAS DECENBRIS OBIIT PETRUS DE ULMO PRO QUO FILIUS EJUS DEDIT NOBIS X
SOLIDOS V IDUS JULII OBIIT JOHANNES DE ULMO PRO QUO HABEMUS X SOLIDOS
NONIS AUGUSTI OBIIT BONA DE ULMO PRO QUA HABEMUS X SOLIDOS


Que l'on peut traduire par : 

Le 3 des ides d’août [11 août] mourut Jean de l’Orme qui nous donna cinquante
sous de cens sur sa maison de l’Orme : à savoir, pour son anniversaire : dix sous et
pour Pierre, son père, dix sous et pour Jean, son oncle, dix sous et pour Etienne,
leur père, dix sous et pour Bonne, sa mère, dix sous. Le 9 des calendes d’octobre
[23 septembre] mourut Etienne de l’Orme pour lequel son fils nous donna dix sous.
Le 5 des calendes de décembre [23 novembre] mourut Pierre de l’Orme pour lequel
son fils nous donna dix sous. Le 5 des ides de juillet [11 juillet] mourut Jean de
l’Orme pour lequel nous avons dix sous. Aux nones d’août [5 août] mourut Bonne
de l’Orme pour laquelle nous avons dix sous.


VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

L'accès à la chapelle Saint-Jean-Baptiste se fait par un portail dont le tympan a été
mutilé, notamment les têtes des personnages.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

Construit en 1300 par Martin Berguse, le portail est orné d’un tympan affichant le
couronnement de la Vierge assise entre deux saints.

L'archivolte à six voussures repose sur des tailloirs soutenus par chapiteaux à pampres de vigne.

Le tympan est posé sur des piédroits à anges.

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Portail de la chapelle Saint-Jean-Baptiste : chapiteaux à feuilles de vigne et grappes de raisin
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)

VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 Portail de la chapelle Saint-Jean-Baptiste : Anges dont la tête a été buchée et servant
de supports au tympan
VIENNE (38) - Abbatiale romane Saint-André-le-Bas (Extérieur)
 
 
 
 Un cloître roman est accolé à l'abbatiale ; il a bénéficé d'une restauration
depuis 2010. Malheureusement la photo présentée ici date d'avant les travaux !

Une nouvelle visite s'impose pour vous proposer prochainement le cloître restauré !
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dimanche 11 février 2018

VILLEDIEU (84) - Donjon des Templiers et remparts médiévaux

Village du Vaucluse, pas très loin de Vaison-la-Romaine, Villedieu a conservé
un vieux bourg encore enserré dans ses remparts médiévaux à l'abri
desquels figurent le donjon carré et les habitations.

VILLEDIEU (84) - Donjon

De l'ancienne Commanderie des Templiers, subsiste le donjon carre haut de 18,5 m du XIIIe siècle
et qui était une tour de guet encastrée dans la nef romane de l'église remaniée du XVIIe siècle.

Son sommet conserve encore son crénelage percé de meurtrières.

VILLEDIEU (84) - Donjon

Les Hospitaliers ont succédé aux Templiers à partir de 1317.

VILLEDIEU (84) - Donjon

VILLEDIEU (84) - Donjon

VILLEDIEU (84) - Donjon

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

Les remparts ont été construits en même temps que l'église vers le Xe siècle).

Encore hauts de 10 mètres, ils conserve un beffroi, sorte de tour-porche en arc brisé portant
encore l'emplacement de la herse et l'écusson papal indiquant que le pontife était
alors propriétaire du village tout partageant la juridiction avec les
Templiers puis les Hospitaliers.

Trois tours rondes ou semi-rondes sont encore visibles.

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Porte ogivale à la base du beffroi
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Arrière de la porte ogivale du beffroi avec le détail de la rainure de la herse
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Beffroi avec son clocheton et son horloge plus tardive
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Le donjon et le beffroi émergeant des remparts

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Remparts et beffroi côté bourg
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Poterne agrandie pour la circulation
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Portion de rempart s'achevant par une tour d'angle. Les ouvertures en anse de panier
dans le parement sont plus tardives
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Tour d'angle du rempart en fer à cheval et ouverte à la gorge
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Portion de rempart jouxtant une tour ronde ; une habitation récente a été élevée dessus
VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Tour ronde dégradée qui a conservé ses ouvertures de tir adaptées à l'artillerie

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Autre poterne en plein cintre

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
Tour ronde à la base empattée 

VILLEDIEU (84) - Remparts médiévaux
 Enfilade des tours ronde et semi-ronde
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